21 janvier 2022, 12:53
Ainsi
"Je ne peux pas nier avoir su que ça finirait ainsi. J'ai cru jusqu'au bout au sens que ça avait.
J'étais seul à le voir".
Petite réflexion pour mes jours sans.
21 janvier 2022, 12:53
"Je ne peux pas nier avoir su que ça finirait ainsi. J'ai cru jusqu'au bout au sens que ça avait.
J'étais seul à le voir".
Petite réflexion pour mes jours sans.
12 janvier 2022, 10:13
Le ministre dit : "on ne fait pas grève contre un virus". Ce que je veux dire, c'est qu'il dit ça sérieusement. Toujours avec cette subtile (ou pas) morgue condescendante. Donc, de ma bêtise, je lui réponds : pas faux. On fait grève contre ton incurie, pas plus. C'est étrange de devoir expliciter ça à un homme si savant.
On dit aussi qu'inspecteurs, chefs d'établissements, premier et second degré marcheront de concert, et que même les parents d'élèves ont appelé à garder les enfants chez eux pour nous faciliter la tâche.
Mais je ne m'en fais pas : ils se rappelleront bien de nous traiter de fainéants quand j'entrerai, cet été, dans la première supérette du fin fond de la France avec mon sac à dos.
10 janvier 2022, 11:01
Séduire, est-ce attirer l'attention, ou capter l'attention ?
Est-ce l'éphémère qui engendre le processus, ou tout le processus de mise en cage ?
La séduction est-elle l'outil de notre aliénation, ou l'aliénation elle-même ?
06 janvier 2022, 11:20
Le travail, un bien de consommation comme les autres ?
03 janvier 2022, 11:27
La révolution ratée est un pléonasme. Il n'y a pas de révolution qui réussisse, c'est comme dire qu'il y a une pleine lune qui marche ou pas... La révolution est un truc en marche qui ne se soucie pas de réussir ou échouer.
L'idée même qu'une révolution réussirait signifierait la fin d'un mouvement, et la fin d'un mouvement, ça ressemblerait assez à la mort...
Passées les prolégomènes, la thèse : où l'on se penche sur la théorie du maître et de l'esclave à la manière campagnarde et rêveuse d'un petit sous-Rousseau déambulant avec ses bottes crottées dans sa campagne trop humide, en promeneur solitaire.
Dans la fameuse relation du maître et de l'esclave, il y a l'aliénation de l'un et la soumission de l'autre. Le maître domine, mais se retrouve aliéné de nombre de savoir-faire, cette maîtrise revenant à l'esclave, ce qui lui confère (potentiellement) l'outil de son émancipation.
Dans le monde capitaliste tel que nous le connaissons, l'esclave se trouve en position de dominer la chose : à son tour, comme le maître, il peut disposer de tous les objets de consommation, de son confort, son plaisir, objets de son affranchissement, de sa domination nouvelle.
En apparence, évidemment.
Là où initialement le maître reste le maître, car l'exercice du pouvoir et de l'économie permet au maître de conserver la domination, l'apparente domination nouvellement acquise par l'ouvrier, l'esclave, est un abîme d'aliénation. Il a abandonné son savoir-faire pour des plaisirs dont il ne maîtrise rien. Il ne sait pas comment ça fonctionne, ni combien de temps, ni pourquoi. Il ne sait même pas dire pourquoi ça lui plait, pourquoi il a du désir pour la chose. Son propre plaisir lui est aliéné, il y consent.
Pire, dans sa pseudo-émancipation, il signe un second contrat d'esclave avec le maître, puisque c'est toujours le même qui le fait travailler puis décide du désir de son esclave.
"Il n'y a pas de vraie vie dans la vie fausse". C'est toujours bon à rappeler.